Le pouvoir algérien a brisé les militants et les rêves du Hirak

ENQUÊTE – Acteurs politiques, défenseurs des droits de l’homme ou journalistes… Quelque 300 activistes du mouvement de contestation algérien sont aujourd’hui emprisonnés. Trois ans après le déclenchement du Hirak, le 22 février 2019, les citoyens qui avaient participé en nombre aux manifestations ne pensent plus qu’à survivre ou émigrer.

Alger

Trois ans après le début du mouvement populaire du 22 février 2019, qui a provoqué la chute de l’ex-président Abdelaziz Bouteflika, les acteurs du Hirak font face à une rude répression tandis que les rues algériennes, désormais bien gardées par les forces de sécurité, se sont vidées de leurs manifestants. «Je me sens surveillé à chaque fois que je viens à Alger. De toute façon, je le suis aussi dans ma propre ville», explique Arezki (le prénom a été modifié), un ancien détenu d’opinion. Début février, ce militant qui réside en Kabylie, une région berbérophone du nord-est du pays, a de nouveau été arrêté par des «civils» alors qu’il était attablé dans un café de sa ville. «Ils veulent me pourrir la vie», se plaint le jeune homme, qui a été relâché après une nuit en garde à vue.

Comme d’autres activistes, le trentenaire, qui est déjà passé par la case prison, subit un «harcèlement policier et judiciaire», régulièrement dénoncé par le Collectif de défense des détenus d’opinion, une organisation…

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