le récit de l’envoyé spécial du Figaro

REPORTAGE – Le sentiment national est à ce point exacerbé à Kiev que les plus russophones hésitent à utiliser la langue de Pouchkine.

Envoyé spécial à Kiev

Sept semaines ont passé depuis le début de l’invasion russe, et l’Ukraine est déjà un pays différent. «Personne n’aurait cru tout ça possible, et moi non plus», dit Valeriy Kharchyshyn, chanteur de Druga Rika, un groupe de rock ukrainien très populaire. «Quand j’ai été réveillé dans la nuit le 24 février par les bombardements russes, j’ai cru que je rêvais. Mais c’était en fait la réalité, celle d’un nouveau monde, celui dans lequel nous vivons.»

Comme des millions d’Ukrainiens, Valeriy Kharchyshyn a vu sa vie bouleversée par l’attaque lancée par la Russie contre son pays. Il a été personnellement victime de l’invasion. Sa maison se trouvait à Irpin, l’une des villes au nord-ouest de Kiev, où ont été arrêtées les colonnes russes après de durs combats. La belle villa moderne n’est plus qu’un amas de ruines calcinées. «Irpin a joué pour l’Ukraine le même rôle que l’Ukraine joue pour l’Europe, en arrêtant les Orcs et les Tartares russes», dit-il.

Depuis, la guerre a tout…

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 89% à découvrir.

La liberté n’a pas de frontière, comme votre curiosité.

Continuez à lire votre article pour 1€ le premier mois

Déjà abonné ?
Connectez-vous

Related Posts

Comments

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Histoires récentes