le récit de l’envoyé spécial du Figaro

REPORTAGE – L’hémorragie de fidèles, dont est victime le patriarcat de Moscou en Ukraine, se fait à petites gouttes depuis des décennies. Elle s’amplifie au gré des soubresauts politiques du pays.

Envoyé spécial à Lviv

Depuis qu’il a coupé tous les ponts avec le patriarcat de Moscou, le père Iov se sent «en paix» avec lui-même, et son monastère Novo-Afonsky, à Lviv, vibre de sa vie nouvelle. Les colis humanitaires s’entassent dans la salle à manger, sur lesquels veillent les icônes. À midi, deux tables sont dressées pour les paroissiens, ainsi que pour les 40 réfugiés accueillis par l’ecclésiastique de 33 ans depuis le début de la guerre. Une place est également réservée à un volontaire canadien qui s’apprête à partir au combat. Depuis sa création, en 2019, et son implantation sur les ruines d’un ancien hôpital militaire soviétique, cette communauté orthodoxe flottait dans un entre-deux juridique et canonique, entre affiliation ukrainienne et russe. Son sort a été précipité par la guerre.

Le dimanche après le début des hostilités, le 27 février, le père Iov a réuni ses 38 paroissiens, la majorité ayant déjà quitté le pays. Trente-six d’entre eux ont choisi de se placer sous la tutelle…

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