Le Venezuela suspecté de crimes contre l’humanité

DÉCRYPTAGE – La Cour pénale internationale vient d’ouvrir une enquête, alors que les détenus politiques, dont de nombreux militaires, sont torturés et croupissent en prison jusqu’à leur mort.

Envoyé spécial à Caracas

Le général Baduel (66 ans) est mort dans d’atroces souffrances, le 12 octobre 2021, dans une cellule de l’Hélicoïde, un bâtiment en béton d’avant-garde construit dans les années 1950. Cet édifice devait être la fierté des Vénézuéliens, comme le plus grand et plus moderne centre commercial d’Amérique latine. Il est devenu, sous le régime chaviste, un lieu de détention et de torture pour les prisonniers politiques géré par la Disip, les services de renseignements du gouvernement vénézuélien.

Mort après treize ans passés en prison, le général Baduel est un personnage hors du commun. En avril 2002, quand la droite vénézuélienne a tenté un coup d’État contre Hugo Chavez, c’est lui qui a permis le retour d’Hugo Chavez au pouvoir, en jouant un rôle central dans la réaction des forces armées. «J’ai permis le retour à l’ordre constitutionnel, pas le retour de Chavez», avait coutume de dire le général Baduel. Il n’empêche: cela l’a transformé en compagnon de route du leader

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