Les dessous peu reluisants des accords passés entre la Chine et les pays africains

VU D’AILLEURS – L’Afrique donne à voir ce qui se passe quand des États placent leur destin entre les mains de la Chine. Pékin attend une contrepartie en échange de crédits de plusieurs milliards. Un reporter de Die Welt a rencontré l’enquêteur fiscal en chef d’un État africain, qui lui a livré de rares confidences.

Par Christian Putsch (Die Welt)

Setsoto Ranthocha est un homme discret – voix douce, visage peu expressif et chemise soigneusement repassée sous un pull sobre. Mais Ranthocha, l’un des plus hauts représentants de l’administration fiscale du Lesotho, n’hésite pas pour autant à s’attaquer à des géants. Comme la Chine.

Ranthocha accuse la puissance mondiale de pratiques commerciales déloyales en Afrique. Chef de service de la Lesotho Revenue Authority (LRA), il fait partie des négociateurs qui cherchent actuellement à conclure une convention fiscale entre ce pays de 2,2 millions d’habitants et la Chine. «C’est un peu comme dans un mariage brisé», résume l’économiste dans son bureau dépouillé de Maseru, la capitale du Lesotho.

Selon lui, si la loi est le seul moyen d’inciter une personne à se comporter de manière appropriée, alors ce n’est pas «une bonne relation». Or, la Chine rejetterait même des conditions-cadres juridiques favorables – telles qu’une assistance administrative pour le recouvrement

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