les Européens veulent éviter l’escalade avec la Pologne

Tout en apportant leur soutien à la Commission qui dispose de plusieurs instruments pour contraindre Varsovie à bouger, les leaders entendent privilégier le dialogue.

Correspondante à Bruxelles

«Ce que l’on a obtenu ? Pour le dire de manière directe, pas grand-chose!» C’est en ces termes que le premier ministre belge, Alexander de Croo, a résumé les échanges qu’ont eus jeudi 21 octobre au soir, à Bruxelles, les dirigeants européens avec leur homologue polonais, Mateusz Morawiecki. De fait, il n’y a aucun résultat tangible à ce stade. Au moins les Vingt-Sept auront-ils pu, comme rarement ils l’avaient fait avant cela, parler de l’État de droit et de l’importance qu’ils y accordent.

Les leaders attendaient les explications du premier ministre polonais sur la décision du tribunal constitutionnel remettant en cause la primauté du droit de l’Union et, plus largement, sur le détricotage méthodique de l’indépendance de la justice dans le pays depuis l’arrivée au pouvoir, en 2015, du parti PiS.

Les échanges ont duré un peu plus de deux heures dans une ambiance «grave» et «préoccupée» selon plusieurs sources. «Contrairement à ce que peut dire Charles Michel

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