Les hôpitaux libanais déstabilisés par l’exode de leurs médecins

REPORTAGE – L’Organisation mondiale de la santé estime que 30 à 40% du personnel a démissionné à cause de la crise.

Beyrouth

Un hall d’entrée quasi désert, personne ou presque dans les couloirs: difficile de croire qu’on est en milieu de journée, en pleine semaine, au cœur d’un des plus grands hôpitaux du Liban à 30 kilomètres de Beyrouth. «Quelle misère, mais quelle misère…», se lamente sœur Élisabeth Noirot alors qu’elle traverse au pas de charge l’aile fermée de l’hôpital général de Bhannes, dans le Metn. À l’âge où d’autres partent à la retraite, elle dirige ce centre hospitalier qui dépend des Filles de la charité, une congrégation catholique fondée en France au XVIIIe siècle sous l’autorité de l’Ordre de Saint-Vincent de Paul. «À ce rythme-là, on en a pour trois, quatre mois tout au plus.» Après? «Khalasse», dit-elle en arabe, comme si la fatalité trouvait plus facilement à s’exprimer dans la langue d’Avicenne. Si rien n’est fait, ce centre niché dans un parc immense, où cèdres et pins parasols se disputent les cimaises, fermera ses 250 lits au printemps prochain. «On ne veut pas perdre l’espoir…

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