Les jobs manuels, stars des Startech’s Days (Namur)

Découvrir les métiers techniques, c’est le but des Startech’s Days, où plus de 5000 visiteurs d’environ 80 écoles différentes participent ces lundi et mardi. 143 jeunes sont par ailleurs en compétition.

La construction, la maçonnerie, la coiffure, la boulangerie, la cuisine, les technologies du Web ou encore la conduite poids lourds, le service en salle, la « fashion technology »…Ce sont quelques-uns des métiers techniques à découvrir au Ciney Expo à l’occasion des Startech’s Days, auxquels plus de 5000 visiteurs provenant d’environ 80 écoles différentes participent ces lundi et mardi.

« Avant, l’événement se déroulait dans plusieurs villes. Désormais, on concentre en un même lieu durant deux jours une centaine d’animations autour de secteurs d’activités variés, explique Éric Robert, président de WorldSkills Belgium. Cela permet aux jeunes de se frotter aux différents métiers via des expériences scientifiques, des essais à l’artisanat, à l’ébénisterie ou à la miroiterie par exemple, un métier qui a quasiment disparu! L’événement propose des stands d’information auprès de professionnels, mais aussi des expériences très concrètes comme manipuler un stéthoscope, un microscope et un drone, s’essayer à la robotique, à la chimie, aux analyses de la police scientifique, au codage, etc. Cela fait appel tant aux facultés manuelles qu’intellectuelles. D’où notre slogan “L’avenir, c’est deux mains”. »

Et parce que l’orientation vers une profession ou l’autre commence dès le plus jeune âge, cinq conférences ont été organisées pour inspirer les jeunes à travers des parcours singuliers. Parmi celles-ci, des rencontres avec trois entrepreneurs qui ont développé leur savoir-faire, parfois même à l’international, prévues ce mardi, à 10h, 11h et 13h ainsi qu’une table ronde, ce mardi également, à 10h.

Shanghai en 2022

À côté de ces « villages des métiers », les finales du championnat national des métiers techniques et technologiques représentent l’autre volet de ces Startech’s Days. Un total de 143 jeunes de Wallonie, de Flandre et de Bruxelles prennent part à cette compétition dans 22 métiers différents dans six grands secteurs (industrie, technologie, construction, horeca, services et automobile). « Ils sont âgés de 17 à 25 ans et sont toujours aux études, en formation, travaillent déjà ou sont demandeurs d’emploi. Ce vendredi 12 novembre à 19h, on connaîtra les médaillés d’or, d’argent et de bronze dans chacun des 22 métiers représentés. Les meilleurs représenteront la Belgique au mondial des métiers (ils composeront la Belgian team aux WorldSkills) à Shanghai, en Chine, du 12 au 17 octobre 2022, précise Madeleine Dembour, attachée de presse. Ce ne seront pas forcément les médaillés d’or qui partiront mais les plus motivés et les plus résistants au stress. Ça dépendra du niveau, du potentiel. Ils seront une vingtaine. » À Shanghai, les heureux élus se confronteront à 1300 jeunes compétiteurs issus du monde entier. Ils auront un an pour se préparer via une formation technique encore plus poussée, des ateliers, des teambuildings, etc.

Épanouissants et rémunérateurs

On le répète régulièrement à ce genre d’événements mais force est de constater que ces métiers ont toujours mauvaise presse. « La crise sanitaire l’a encore démontré: on a un déficit dans les compétences techniques, technologiques et manuelles tant au nord qu’au sud du pays, relève Éric Robert. Notre grande mission est donc de les faire connaître et de les promouvoir plus que jamais. » Et le président de WorldSkills Belgium d’insister: « Ces métiers sont tout à fait épanouissants. Il est possible d’évoluer et de gagner très bien sa vie. Ce sont des professions où l’on crée, où l’on innove et où il y a de l’avenir. Je pense par exemple à tout ce qui tourne autour du numérique: la robotique, la mécatronique, le contrôle industriel, que l’on connaît peu voire pas du tout. » Que du positif donc à opter pour une filière qualifiante et un métier technique, où les opportunités d’emploi sont nombreuses.

Juliette, future peintre professionnelle

Juliette François, Florennoise de 20 ans, fait partie des 143 jeunes en compétition. Elle tentera de se démarquer en peinture et décoration.

Juliette François, 20 ans, de Florennes.

ÉdA

Juliette est stagiaire en formation au Centre de compétences du Forem, ConstruForm de Châtelineau, depuis janvier 2021. Lorsque son formateur, Éric Cambier, lui a proposé de participer au championnat des métiers, elle n’a pas hésité. La Florennoise tentera de se démarquer en peinture et décoration. « Ça m’a donné très envie, j’aime beaucoup les défis et tout ce qui sort de l’ordinaire, confie-t-elle. J’espère être reprise pour partir à Shanghai. » L’épreuve réalisée sur deux jours consiste notamment à poser un papier peint intissé, effectuer un dessin technique (son traçage et sa mise en peinture), réaliser une colorimétrie (en essayant de reproduire fidèlement une teinte sur base d’un échantillon donné) et un lettrage. Elle se terminera par un test de rapidité. « Le gros morceau, c’est le dessin technique qu’on doit faire à main levée qui représente l’un des bâtiments les plus emblématiques de Shanghai », ajoute Juliette. Il s’agit d’une tour de télévision surnommée la Perle de l’Orient. Une tâche assez ardue et technique.

Juliette a déjà un bel avenir professionnel qui se profile puisqu’elle a eu une promesse d’engagement au terme de sa formation en alternance dans l’entreprise de Wanfercée-Baulet où elle travaille actuellement. « On intervient beaucoup chez des particuliers. C’est donc un travail spécifique à chaque fois. Ce qui me plaît le plus, c’est de voir la satisfaction du client dès qu’on a réalisé quelque chose qu’il n’aurait pas pu faire lui-même ».

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