Les marines européennes à la manœuvre au large de la Chine

RÉCIT – Pour la première fois en près de vingt ans, une frégate allemande a fait escale au Japon et devrait bientôt longer les côtes chinoises. Prise dans le duel sino-américain, l’Europe cherche encore sa place dans l’Indo-Pacifique.

Au large de la baie de Tokyo, les rayons rouges du «drapeau du Soleil levant» flottent à quelques encablures des bandes tricolores noir, rouge et or de la Deutsche Marine. Voici près de vingt ans que les pavillons allemand et japonais ne se sont plus affichés ensemble dans la région. Il a fallu pour une telle rencontre que la frégate Bayern, arrivée dans la capitale nippone vendredi 5 novembre, appareille de Wilhelshaven en Basse-Saxe le 2 août dernier et mette le cap à l’Est, suivant un tracé que les marines européennes connaissent de mieux en mieux.

Traversée de la Méditerranée, passage du canal de Suez, arrivée en mer Rouge puis dans l’océan Indien… ensuite les routes diffèrent selon les missions, mais convergent généralement vers le Japon, dernière escale avant le retour en Europe. La Marine nationale et la Royal Navy se déploient ainsi régulièrement dans la région indo-pacifique, et à un rythme de plus en plus soutenu ces dernières années. Toujours surveillés de près par la flotte chinoise – la plus pléthorique au monde -, leurs navires croisent régulièrement en mer de Chine méridionale, revendiquée quasi intégralement par Pékin, et n’hésitent pas à traverser le détroit de Taïwan, au nom de la défense du sacro-saint principe international de «liberté de navigation».

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