Les Tunisiens étranglés par l’inflation et les pénuries

En un an, les prix de l’alimentation ont augmenté de 8,7 %, et les classes moyennes peinent désormais à faire leurs courses.

Tunis

Rien ne distingue ce petit restaurant des autres dans le quartier populaire de Bab Souika, en bordure de la médina de Tunis, si ce n’est l’affluence. À 18 h 50 – cinq minutes avant l’Iftar (la rupture du jeûne) -, ce dimanche soir, la salle ouverte sur la rue est quasiment pleine. Et pour cause: le repas est gratuit. Ces «tables du Miséricordieux», organisées par des associations, s’installent dans des restaurants fermés pendant cette période de fête pour offrir à manger aux nécessiteux.

La mine fatiguée, Mohamed (le prénom a été modifié) attend patiemment son bol de soupe: «Je viens ici plusieurs fois par semaine. Ça me permet de manger de la viande devenue trop cher pour mon salaire d’ouvrier. Mais aussi de voir du monde.» Dattes et verre de lait à la rupture du jeûne, puis chorba (soupe traditionnelle), jelbana au poulet (sorte de ragoût), doigts de Fatma (feuilles de brick garnies de purée de pommes de terre) avec de la salade: le menu est simple mais consistant. Après avoir demandé…

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