l’indignation de Pécresse et Castaner

Valérie Pécresse (LR) et Christophe Castaner (LREM) ont accusé Eric Zemmour d’avoir laissé scander « Macron assassin » dimanche lors de son meeting donné sur l’esplanade du Trocadéro.

La candidate LR à la présidentielle Valérie Pécresse et le patron des députés LREM Christophe Castaner ont reproché dimanche au candidat d’extrême droite Eric Zemmour d’avoir laissé la foule scander « Macron assassin » pendant son meeting, sans intervenir.

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Le slogan est monté sur l’esplanade du Trocadéro une dizaine de fois après que le candidat Reconquête a déclaré: « Certains s’indignent de ma fermeté. Ce qui m’indigne moi, ce ne sont pas les mots et les concepts, ce sont les drames quotidiens que vous subissez. Ce qui m’indigne moi, c’est qu’on ne rendra jamais la paix à Evelyne Reybert, maman de Julien, massacré devant les yeux de son enfant à Romans-sur-Isère. Ce qui m’indigne, moi, c’est qu’on ne consolera jamais les enfants de Sarah Halimi ou de Mireille Knoll. On ne rendra jamais justice à tous ceux que l’Etat n’a pas su protéger ».

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Une pause mais pas d’intervention

Eric Zemmour a alors fait une pause dans son discours alors que montaient les cris, sans toutefois intervenir. « Il ne l’a pas entendu et il ne reprendrait pas l’expression à son compte », a affirmé son entourage, interrogé sur ces déclarations. « E. Zemmour laisse une foule crier +Macron assassin+. Je combats avec force le président sortant mais laisser traiter un adversaire de meurtrier, c’est dangereux pour la République », a déploré Valérie Pécresse dans un tweet.

« Ce n’est certainement pas ça la droite ! Ce n’est pas ça ma France ! », a-t-elle ajouté, alors que le candidat Reconquête! s’est présenté pendant son meeting comme « seul candidat de droite ». « C’est une honte pour la démocratie et la République d’entendre de tels propos », a abondé le président des députés LR Damien Abad à propos du slogan entendu. « Quand on veut être président de la République, on doit d’abord la faire respecter par ses propres militants ! », a renchéri le président de la région Paca Renaud Muselier, qui a quitté LR.

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Dans la majorité présidentielle, le président du groupe LREM à l’Assemblée nationale Christophe Castaner a qualifié d' »irresponsable » l’attitude du candidat, qui « a laissé faire », et a considéré qu’il avait même « fait la démonstration cet après-midi de son empêchement présidentiel ».

Ce n’est pas non plus « la droite républicaine; jamais la droite républicaine ne ferait cela. Par contre l’extrême droite, oui, depuis longtemps », a ajouté M. Castaner.

L’ancien Premier ministre socialiste Manuel Valls, qui a appelé à voter Emmanuel Macron, s’est inquiété du « niveau des intentions de vote de l’extrême droite » illustré par « la violence des discours », estimant qu' »au Trocadéro un nouveau degré a été franchi ».

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