«L’Union européenne doit abandonner ses règles budgétaires rigides»

VU D’AILLEURS – On ne peut pas juger l’état des finances publiques sur la seule base des deux ratios définis à Maastricht: un déficit inférieur à 3% du PIB et une dette à 60%, explique Olivier Blanchard, professeur émérite au Massachusetts Institute of Technology et ancien économiste en chef du Fonds monétaire international.

Par Dominique Berns (Le Soir)

Les règles budgétaires européennes ont été suspendues pour permettre l’intervention massive des Etats face à la pandémie – pour amortir l’impact de la mise à l’arrêt d’une partie de l’activité économique l’an passé. Mais le pacte de stabilité sera à nouveau d’application en 2023, probablement sous une forme révisée. En apparence, il y aurait un relatif consensus : les règles budgétaires doivent être réformées et simplifiées, autant pour en corriger certains défauts que pour tenir compte de la forte hausse de l’endettement public, relativement au PIB, et faire face au défi de la transition écologique.

Cependant, l’air ne fait pas la chanson. En réalité, il y a (au moins) deux camps. Pour les uns, il s’agit de simplifier les règles et de formaliser, voire accroître (un peu) la « flexibilité » dont a fait preuve la Commission européenne après les réformes de 2011 et 2013. L’autre camp estime au contraire que les règles budgétaires actuelles sont défectueuses

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