Mario Draghi tente d’imposer la question des réfugiés libyens au menu des discussions

ANALYSE – En première ligne de la frontière sud de l’Union, l’Italie accueille les migrants, qui affluent de plus en plus nombreux sur ses côtes.

Depuis le 1er janvier, 57.306 personnes sont arrivées en Italie, contre 30.780 pour la même période de 2020 et 9.944 en 2019. Dont une bonne moitié soit partis de Libye, les départs ayant explosé avec les conditions météo favorables, et surtout la situation de plus en plus critique des réfugiés à Tripoli.

Pour l’Italie, les élections présidentielles du 24 décembre prochain en Libye, et avec, le processus de pacification du pays, sont vitaux. Si la question de la gestion des flux migratoires n’est pas à l’agenda de la conférence de Paris, pour Rome les deux sont étroitement liées. Alors que Mario Draghi s’est engagé à mener une politique migratoire «humaine mais efficace», à savoir à accueillir les rescapés et à tout faire pour obtenir de l’Union qu’ils soient redistribués dans les États membres, l’Italie se voit contrainte d’accueillir sur son sol plus de monde. Mais ceci, sans pouvoir les redistribuer, alors que s’y opposent toujours plusieurs États membres.

«Cela ne peut pas être une charge que seul le pays de première arrivée doit avoir»

La ministre de l’intérieur Luciana

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