Minsk dément tout rôle dans la crise et accuse Varsovie

RÉCIT – Loukachenko et Poutine, qui se sont téléphoné mardi, se disent «préoccupés» par la présence militaire polonaise sur la frontière biélorusse.

De notre correspondant à Moscou

Le Kremlin avait d’abord estimé ne pas être concerné, mais cette nouvelle crise migratoire a pris une ampleur telle qu’Alexandre Loukachenko et Vladimir Poutine ont décroché mardi leur téléphone pour se parler – c’était la deuxième fois en moins d’une semaine. Selon l’agence officielle Belta, la préoccupation des deux présidents concerne d’abord la présence de militaires polonais sur la frontière avec la Biélorussie. C’est aussi là que se trouvent massés quelque 2000 migrants originaires du Moyen-Orient et arrivés par avion à Minsk ces derniers mois, dans l’intention de rejoindre l’Union européenne (UE), en particulier l’Allemagne.«Nous ne cherchons pas la bagarre» avec la Pologne ou l’UE, a lancé le président Loukachenko, «nous savons bien où est notre place, mais nous ne nous mettrons pas non plus à genoux».

Contre toute évidence, on nie, côté biélorusse, toute responsabilité dans ce drame humanitaire qui couve depuis plusieurs mois. Mieux, les autorités

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