Olaf Scholz, sous pression, hésite à livrer des armes lourdes à l’Ukraine

DÉCRYPTAGE – Le président de la République fédérale persona non grata à Kiev? L’information publiée par le tabloïd Bild a été démentie par le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, mais elle illustre la froideur des relations entre Kiev et Berlin.

Berlin

Frank-Walter Steinmeier, ancien bras droit du poutinophile Gerhard Schröder et ex-ministre des Affaires étrangères, incarne la politique prorusse de l’Allemagne aux yeux des Ukrainiens. Aux réactions outrées de la part d’une bonne partie de la classe politique allemande face à ce crime de lèse-majesté, a répondu cette question posée par Der Spiegel: «L’Allemagne récolte-t-elle les fruits amers d’une politique qui a fait venir à Berlin l’opposant russe empoisonné Alexeï Navalny pour le soigner tout en faisant des affaires étroites avec Moscou?» Fin février, le chancelier avait justifié le budget spécial de 100 milliards d’euros alloué à la Bundeswehr par un «changement d’époque» (Zeitenwende). Sanglé par sa volonté de ne pas provoquer l’ours russe, Olaf Scholz tient sa position de prudence, soutenue par son parti (SPD), et les deux extrêmes: l’Alternative pour l’Allemagne et Die Linke.

Les deux autres formations de la coalition, les libéraux (FDP) et les écologistes, ont changé de camp…

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