«Oui au gaz russe, non au nucléaire français ? Ce n’est pas sérieux»

VU D’AILLEURS – L’Allemagne entend bloquer le projet européen visant à classer l’énergie nucléaire comme durable, regrette Alan Posener dans une tribune parue dans Die Welt. Pour lui, ce serait non seulement un affront vis-à-vis de la France, mais aussi un non-sens en matière de politique énergétique.

Par Alan Posener (Die Welt)

Le projet de la Commission européenne de classer l’énergie du gaz et l’énergie nucléaire comme des technologies de transition durables doit être salué pour sa sagesse. Toute autre décision aurait déchiré l’Union européenne. Et cette déchirure se serait creusée au cœur de l’Europe de l’atome, au sein de ce partenariat sans lequel il n’y aurait eu ni Union européenne ni euro, et sans lequel l’objectif d’une « Europe souveraine », que le nouveau gouvernement fédéral appelle de ses vœux, serait impossible à atteindre : celui qui unit la France et l’Allemagne.

Alors que la France tire 70% de son électricité de ses centrales nucléaires et occupe ainsi la première place mondiale en termes de part du bouquet énergétique reposant sur l’atome, l’Allemagne a mis à l’arrêt trois de ses centrales nucléaires en ce début d’année et prévoit de débrancher les trois dernières cette année. Le gaz occupe donc une place de plus en plus importante dans la consommation énergétique…

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