Pierre Hermé, le bon, le brut et le gourmand

Pour sa nouvelle collection de Pâques, le pâtissier s’est inspiré de l’Art brut. Démonstration que l’on peut casser les codes et cabosser les œufs, en y mettant les formes avec goût.

Le passé est un œuf cassé, l’avenir un œuf couvé», écrivait Paul Éluard. Dans l’esprit des dadaïstes, la nouvelle collection de Pierre Hermé, pour Pâques, ose remettre en cause les conventions. Elle ne reproduit pas les grands classiques bien comme il faut, enrubannés et un peu neuneu, qui ont pourtant leur clientèle, mais s’affranchit d’un certain nombre de contraintes esthétiques : «J’avais très envie d’aller ailleurs, de rompre avec l’idée que, traditionnellement, le chocolat doit avoir un aspect lisse, brillant…»

S’il y met les formes, le pâtissier s’est octroyé la liberté d’imaginer des créations originales, inspirées par la nature, et plus particulièrement l’Art brut, auquel Pierre Hermé s’intéresse depuis longtemps à travers notamment le travail de Jean Dubuffet. Ainsi, la surface de l’Inédit, édition limitée qui pèse son poids (1,6 kg), a été recouverte d’un méli-mélo de chocolat noir pure origine Équateur qui «évoque le bois flotté échoué sur les plages auquel on redonne une…

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