quelques cinq cuvées coups de cœur de Christophe Hardiquest, chef étoilé de la Mère Germaine, à Châteauneuf-du-Pape : «un cuisinier doit pouvoir s’interroger astringent ce que l’on va manger et boire dans 20 ans»

Christophe Hardiquest n’a que 18 ans lorsqu’il se voit décerné un premier prix d’œnologie, alors qu’il use encore ses fonds de tablier sur les bancs de l’école hôtelière : «j’ai vraiment toujours adoré décrire les vins, l’encépagement, les couleurs, les arômes, les accords… Il y avait là pour moi quelque chose de semblable à une recette de cuisine», souligne-t-il d’un air malicieux. S’il se définit plus comme un passionné plutôt qu’un expert en sommellerie, il reconnaît avoir fait ses premiers pas dans le plus grand conformisme, s’orientant vers la Champagne et la Bourgogne «très populaires en Belgique dans les années 1990 et 2000». Il trouve ensuite auprès de quelques érudits du sujet une voie toute tracée pour enrichir ses connaissances, et découvre peu à peu les joies du vin naturel : «en tant que cuisinier, ce sont des vins qui m’intéressent plus, pas seulement pour une question de goût ou pour suivre un simple effet de mode, mais dans une démarche écologique. Un chef doit pouvoir s’interroger sur ce que l’on va manger et boire dans 20 ans, sans pour autant cracher sur le passé».

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