Qu’est-ce qu’un vin casher ?

L’élaboration d’un vin casher

Les méthodes de récolte et de vinification sont sensiblement les mêmes que pour un vin non casher. N’importe quel ouvrier agricole peut donc vendanger le raisin, le fruit cueilli étant considéré comme casher. En revanche, dès qu’il passe sur une table de tri en fonctionnement, seuls les délégués rabbiniques assermentés (chomers ou chomerims) sont habilités à le toucher. Ces chomers sont assermentés par les consistoires des grandes villes qui représentent le culte (Beth Din). Tout le matériel employé (récipients, cuves, etc.) doit aussi être «cashérisé», nettoyé à l’eau chaude. En ce qui concerne les cuves en ciment et les fûts de chêne, on les remplit d’eau froide trois fois en 24 heures pour s’assurer qu’aucun élément impur n’y soit resté. Par ailleurs, le calendrier religieux interdit de travailler les jours chômés ou les jours de fête… Quant au repos du sabbat, il interdit également toute intervention, aussi urgente soit-elle.

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Qu’est-ce qui distingue une bouteille de vin casher d’une autre ? 

En apparence rien, ou pas grand-chose. Seuls les logos de certification sur l’étiquette et le bouchon renseignent sur le caractère casher du vin. Deux certifications doivent figurer sur l’étiquette du vin casher : celle du Beth Din, par exemple de Paris (KBDP) et de l’Orthodox Union of America (OU). Le bouchon de liège est aussi frappé de la mention casher en lettres hébraïques.

Qui peut produire du vin casher ?

Pour pouvoir produire des vins casher, il faut au préalable recevoir l’agrément d’un Beth Din et répondre à deux conditions. D’abord, adhérer à la communauté juive ou, à défaut, avoir un représentant du culte. Ensuite, disposer d’une installation spécifique, aux normes exigées par la communauté.

La mention «Mévushal»

Pour permettre aux laïcs et aux juifs non pratiquants de servir le vin – seuls les religieux y sont autorisés  – on procède à une pasteurisation du vin. Le vin est ainsi chauffé par flash pasteurisation (montée en température des cuves jusqu’à 90°) puis refroidi avant d’être mis en bouteille. Ce n’est toutefois pas systématique et cette mention n’est pas obligatoire sur l’étiquette. 

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