«sans ambiguïté ni réserve, je choisis Emmanuel Macron»

Paris Match vous raconte cette semaine les coulisses de la relation entre Nicolas Sarkozy et Emmanuel Macron, avec une rencontre exclusive avec l’ancien président de la République.

« Je souhaite tendre la main à tous ceux qui veulent travailler pour la France », a annoncé Emmanuel Macron au soir du premier tour, évoquant d’emblée «un grand mouvement politique d’unité et d’action». Pour ceux qui les observent depuis leur premier dîner, à l’Élysée, l’allusion est limpide. Le candidat-président est en train de faire appel à ­Nicolas Sarkozy . L’ancien chef de l’État, qui, selon notre baromètre, s’inscrit dans le quatuor de tête des personnalités politiques préférées des Français, est le premier à lui déclarer son soutien. Au contraire du « ni-ni » prôné par nombre de ses amis, cette « alliance » est, selon lui, le seul moyen d’empêcher la disparition de la droite de gouvernement

Les échanges entre les deux hommes se sont accélérés ces dernières semaines. Entre la guerre en Ukraine et la campagne électorale, ils n’ont cessé de confronter leurs points de vue. À la demande d’Emmanuel Macron, Nicolas Sarkozy a même été reçu une bonne heure à l’Élysée, vendredi 1er avril, nous raconte Bruno Jeudy. En exclusivité, l’ancien chef de l’Etat s’est confié à Match. Il nous déclare notamment : «Mon choix sera Emmanuel Macron , sans ambiguïté ni réserve. Je suis conforme à ce que j’ai toujours fait. Le “ni-ni” n’a jamais porté chance au mouvement gaulliste. Le ni-ni, c’est choisir Le Pen. Le ni-ni, c’est la disparition. Je rappelle que, dans la charte des valeurs du parti que j’ai créé, il est écrit que l’on s’engage à combattre de manière absolue l’extrême droite.» 

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Ma famille politique peut survivre mais autrement. 

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Pour l’ancien président de la République, Emmanuel Macron a évolué «vers le centre droit.» «Qui peut s’en plaindre? Pas moi. À partir du moment où une grande partie de ses idées sont maintenant les mêmes que les nôtres, il faut l’accompagner. Son bon score au premier tour… N’est-ce pas la traduction qu’une partie des électeurs de droite l’ont rejoint?», s’interroge-t-il. Lors de la rencontre, Nicolas Sarkozy se montre plus critique envers Valérie Pécresse : «La candidate LR a choisi d’être très dure avec le candidat Macron mais ses propositions n’arrivaient pas à percer. Valérie ne pouvait pas, en même temps, l’accuser d’être le fossoyeur de la France et dire qu’il nous prenait nos idées.»`

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Nicolas Sarkozy, s’emploie aujourd’hui à « sauver » vaille que vaille son parti. Enfin, ce qu’il en reste. «Oui, j’y tiens. Ma famille politique peut survivre mais autrement.» 

Retrouvez l’intégralité de notre rencontre dans le numéro 3806 de Paris Match.

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