Une marche citoyenne pour plus de sécurité organisée lundi par le père d’Ethan, violemment agressé (Namur)

Ici aux côtés de son père, Ethan se remet peu à peu de son agression perpétrée le 11 octobre dernier dans une rue en contrebas de la citadelle de Namur.

À la suite de l’agression du jeune Ethan, son père organise une marche ce 1er novembre pour plus de sécurité dans la capitale wallonne.

Ethan, c’est ce jeune homme de 15 ans que l’on a vu le visage tuméfié dans la presse après une agression le 11 octobre dernier en contrebas de la citadelle de Namur.

Alors qu’il revenait de sa journée d’apprentissage dans l’entreprise familiale, il était tombé dans un traquenard. Attendu par plusieurs hommes aux abords de la gare de Namur il avait été emmené de force du côté de l’avenue Jean Ier, où il avait été violemment tabassé avant d’être lâchement abandonné sur place, le visage ensanglanté et dépossédé de son gsm. Deux passantes avaient prévenu son père.

Ce dernier estime que le climat d’insécurité est grandissant à Namur et que la Justice est trop laxiste. «La police fait son travail mais c’est au niveau de la Justice que ça bloque, estime Patrick Stilmant. C’est politique. Il n’y a plus de place dans les prisons, les peines ne sont pas suffisamment sévères tant pour les faits graves que pour des faits plus mineurs, etc. Bref, ça ne va pas!»

Stop à la violence gratuite

Le père d’Ethan dit avoir obtenu l’accord de la Ville pour organiser cet événement qu’il a partagé sur les réseaux sociaux mais il ignore à ce stade le nombre de personnes qui lui emboîteront le pas. Rendez-vous est donné à 14h devant la gare de Namur. À partir de 15h, le cortège descendra la rue de Fer et s’arrêtera devant l’Hôtel de ville. «Il sera fermé comme c’est un jour férié mais c’est symbolique, poursuit Patrick Stilmant. C’est pour dire aux autorités communales qu’il faut mettre en place plus de moyens pour protéger les citoyens namurois. Le nombre d’agressions gratuites comme celles de mon fils n’a fait qu’augmenter dernièrement. On entend parler de nouveaux faits régulièrement.»

Les participants à la marche continueront ensuite jusqu’aux quatre coins, emprunteront la rue de Bruxelles et s’arrêteront devant le palais de Justice où le père d’Ethan dira quelques mots. Le cortège se disloquera vers 16h30-17h.

Ne pas céder à la peur

Pour rappel, c’est une histoire d’amour naissante entre Ethan et une jeune fille, mais désapprouvée par des membres de l’entourage de cette dernière, qui aurait poussé les agresseurs à passer à l’acte. L’enquête suit son cours et les cinq individus ayant été placés sous mandat d’arrêt sont toujours derrière les barreaux à l’heure actuelle, au moins jusqu’au 19 novembre.

De son côté, Ethan se remet de ses blessures. «Il ne garde pas de cicatrice heureusement. Il éprouve encore quelques douleurs au dos, indique son père. Sur le plan moral, ça a l’air d’aller mais j’ai peur d’un éventuel contre-coup. Il n’est pas demandeur d’une aide psychologique pour le moment mais s’il en a besoin, on fera le nécessaire pour qu’il puisse en bénéficier. Cette agression ne l’empêchera pas de retourner en ville. Il ne veut pas céder à la peur.» Patrick Stilmant espère que cette marche engendrera un changement durable et efficace. «Si ce n’est pas le cas, je n’abandonnerai pas», assure-t-il.

 

 

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