une vision militante du paysagisme

Ce mouvement lancé par le pépiniériste et paysagiste Éric Lenoir prônele «non-jardinage». Il invite à minimiser la main de l’homme pour laisserla nature s’exprimer au fil des saisons.

Est-ce bien raisonnable de tondre 2000 m2 de pelouse alors que seuls quelques dizaines de mètres carrés nous sont réellement utiles? Pourquoi remplacer un arbre par un autre sous prétexte que ce dernier est plus à notre goût? Pourquoi encore nettoyer le pied des arbustes et ne pas y laisser pousser de jolies touffes d’herbe? Cette idée de jardin manucuré, pomponné, taillé, bien rangé et propre révolte l’architecte paysagiste Éric Lenoir. Cet élève de Gilles Clément -l’apôtre du «faire le plus possible avec, et le moins possible contre» – à l’école du Breuil, estime qu’elle va à l’encontre de la nature.

Elle a un impact sur la biodiversité, induit une dépendance en énergie, interroge sur la sensibilité des végétaux aux aléas climatiques. Il était temps de réfléchir à une manière moins conventionnelle de concevoir l’espace vert. Plus instinctive, voire un brin provocatrice. À travers les théories de ce paysagiste, les écologistes bien pensants ont enfin trouvé un jardin qui leur ressemble…

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