Vladimir Poutine persévère dans une stratégie de la tension qu’il juge payante

DÉCRYPTAGE – Un long processus s’est ouvert où le dialogue pourrait continuer de voisiner avec l’intimidation.

Correspondant à Moscou

«Jamais le Kremlin ne s’est senti et ne sentira aussi bien que maintenant…»: excessifs, comme toute boutade, les propos du politologue Vladimir Pastoukhov, lundi, sur le site de la radio Echo de Moscou, semblent viser juste. À travers l’intense activité diplomatique autour de la crise ukrainienne et les rumeurs martiales provoquées par la mobilisation d’au moins 125.000 soldats russes, il y a un «moment» que Vladimir Poutine a visiblement à cœur de prolonger. «Le but du Kremlin n’est pas la guerre mais la tension créée par la menace de la guerre», estime encore l’analyste Pastoukhov. Une intention que les observateurs ont cru déceler dans l’atmosphère, le décorum et même la gestuelle de l’accueil réservé par le président russe à Emmanuel Macron, lundi soir au Kremlin. Une table immense sur laquelle on a beaucoup glosé, aucun affect et surtout un dialogue souvent tendu, comme l’a confirmé l’Élysée par la suite: en bon négociateur, le président a encore joué lundi de…

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